BIOGRAPHIE DE LAURENT GBAGBO

Publié le par OverBlog

 Laurent Koudou Gbagbo (né le 31 mai 1945) est le président de la Côte d'Ivoire depuis 2000.

Originaire de Mama (village de la sous-préfecture de Ouragahio, département de Gagnoa), il a épousé en secondes noces Simone Ehivet Gbagbo[1], syndicaliste marxiste, très proche des milieux évangéliques états-uniens.

Laurent-Gbagbo-5-7-copie-3.jpgIl obtient son baccalauréat de philosophie au lycée classique d'Abidjan en 1965, puis une licence d'histoire à l'Université d'Abidjan en 1969. Il devient en 1970 professeur d'histoire au lycée classique Abidjan Cocody. Chercheur à l'Institut d'Histoire, d'Art et d'Archéologie africaine (IHAAA) à partir de 1974, Gbagbo est également titulaire d'une maitrise d'histoire de la Sorbonne. Il soutient en juin 1979 une thèse de doctorat en histoire intitulée Les ressorts socio-économiques de la politique ivoirienne: 1940-1960.

Membre du syndicat national de la recherche et de l'enseignement supérieur (SYNARES), il participe aux mouvements de grève de l'enseignement en 1982, et fonde dans la clandestinité le futur Front populaire ivoirien. Il part en exil pour la France en 1985, afin selon lui de lutter contre la dictature du PDCI, alors parti unique et promouvoir le multipartisme. En France, il se lie d'amitié avec Guy Labertit, membre du PSU, même si ses rapports avec le parti socialiste au pouvoir en France sont difficiles, du fait de son opposition à Houphouët-Boigny.

Gbagbo rentre en Côte d'Ivoire le 13 septembre 1988, Houphouët ayant implicitement accordé son pardon en déclarant que l'arbre ne se fâche pas contre l'oiseau.

Gbagbo est un syndicaliste actif dans les années 1970, dont l'enseignement est jugé subversif ; il est emprisonné à Séguéla et à Bouaké de mars 1971 à janvier 1973. Devenu directeur de l'IHAAA en 1980, il se révèle lors des manifestations étudiantes du 9 février 1982, qui provoquent la fermeture des universités et des grandes écoles. C'est durant cette année que naît dans la clandestinité le futur Front populaire ivoirien (FPI). Son exil en France est l'occasion de promouvoir le FPI et son programme de gouvernement. Idéologiquement proche du PS, il reste officiellement ignoré du gouvernement socialiste français de l'époque puis de celui de Jacques Chirac. Cependant, il subit des pressions françaises pour retourner dans son pays, Houphouët s'inquiétant de le voir développer un réseau de contacts, et trouvant que « son remuant opposant serait beaucoup moins encombrant à Abidjan qu'à Paris ».[3]

En 1988, il rentre en Côte d'Ivoire, et devient secrétaire général du FPI, lors du congrès constitutif de ce parti les 19 et 20 novembre 1988. Le 28 octobre 1990 a lieu l'élection présidentielle, avec pour la première fois une autre candidature que celle de Félix Houphouët-Boigny, celle de Gbagbo, qui remporte 18,3 % des suffrages, ce qui lui confère le statut de leader de l'opposition. Les élections législatives du 25 novembre 1990 sont les premières sous le signe du multipartisme. Le FPI obtient 9 sièges (sur 175); Gbagbo lui-même est élu dans la circonscription de Ouaragahio, où se trouve sa ville natale. [4]

En mai 1991, puis en février 1992 ont lieu d'importantes manifestations étudiantes. Le 18 février - Alassane Ouattara étant alors premier ministre - Gbagbo est arrêté, et condamné le 6 mars à deux ans de prison [5](libéré en août).

En 1995, Gbagbo appelle au boycott de l'élection présidentielle du 22 octobre, à cause de la réforme du code électoral (8 décembre). Henri Konan Bédié est élu avec 96,44% des suffrages. Lors d'élections législatives partielles le 30 décembre 1996, Gbagbo est réélu dans sa circonscription, le FPI remportant 5 des 8 sièges vacants. Désigné candidat officiel du FPI lors du 3e congrès de ce parti les 9, 10 et 11 juillet 1999, il se présente à l'élection présidentielle du 22 octobre 2000 contre le dirigeant militaire Robert Guéï. Cette élection est marquée par l'élimination par la Cour suprême de plusieurs candidatures -dont celle d'Alassane Ouattara)- pour nationalité douteuse et faux et usage de faux sur la filiation. Gbagbo l'emporte face à Guéï, qui refuse sa défaite ; une révolte populaire en faveur de Gbagbo (qui affirme avoir gagné avec 59,4 % des suffrages) éclate dans la principale ville du pays, Abidjan. Guéï est forcé de partir, et Gbagbo devient président le 26 octobre. Le général Guéï reconnaît la légitimité de Gbagbo le 13 novembre. Lors des élections législatives du 10 décembre, le FPI apporte à Gbagbo une majorité de 91 sièges, contre 70 au PDCI et 16 indépendants.

Le 19 septembre 2002, des soldats rebelles venus du Burkina Faso tentent de prendre le contrôle des villes d'Abidjan, Bouaké et Korhogo. Ils échouent dans leur tentative de prendre Abidjan, mais sont victorieux dans les deux autres villes, respectivement dans le centre et le nord du pays. La situation tourne rapidement à la guerre civile entre un sud tenu par le gouvernement et le nord tenu par les rebelles, qui s'opposent notamment à la politique « d'ivoirité » introduite par l'ex président Henri Konan Bédié.

Après plusieurs mois de combats, un accord de paix est ratifié par les principaux partis politiques ivoiriens et la rébellion, en l'absence du président Gbagbo qui n'a pas été invité à la discussion, à Marcoussis le 26 janvier et la force de paix française (opération Licorne) se déploie pour patrouiller dans une zone de cessez-le-feu. D'après les termes de l'accord, Gbagbo doit rester en fonction (les rebelles ont précédemment exigé sa démission), un nouveau gouvernement de réconciliation doit être formé avec un premier ministre « neutre » suivi du désarmement des rebelles. Ce gouvernement inclut le FPI, l'opposition civile et des représentants des groupes rebelles. De plus, des lois doivent être votées afin de satisfaire aux exigences des rebelles.

Gbagbo_Onu432.jpgEn partant de France où il a participé à la réunion des chefs d'États à Kleber, il déclare :

« Je n'ai pas gagné la guerre, et c'est pour cela que je dois discuter, faire des compromis. Je m'en vais dire aux Ivoiriens : je n'ai pas gagné la guerre, il faut en tirer les conséquences. »

Revenu en Côte d'Ivoire, il tient compte du ressentiment du peuple et indique que l'accord Marcoussis est « un médicament amer qu'il faut essayer ». Des lenteurs apparaissent dans l'application de cet accord suite à des divergences d'interprétation et la situation s'enlise. Les différents protagonistes espèrent que les parrains internationaux feront droit à leurs positions. Mais entre-temps, l'armée ivoirienne, autrefois une armée d'opérette, en profite pour recruter des troupes nombreuses, acheter de l'armement lourd et se constituer une aviation.

L'ONU délègue à une force d'interposition (l'ONUCI: Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire) la responsabilité d'accompagner un apaisement de la situation.

L'accord est dénoncé par les partisans du président qui pensent que trop de concessions sont accordées aux rebelles et que les Français soutiennent les objectifs politiques des rebelles. En novembre 2004, huit lois d'apaisement sur les dix-sept prévues sont effectivement votées.

Dans la première semaine de novembre 2004, Laurent Gbagbo lance une offensive dans le secteur des villes rebelles de Bouaké et Korhogo. En réaction, la France demande le 5 novembre au Conseil de sécurité de l'ONU une extension du mandat de l'ONUCI, afin qu'elle puisse s'interposer militairement aux combats entre forces gouvernementales et rebelles. Les casques bleus s’opposent à l’avancée de l’armée ivoirienne. Le 6 novembre, les bombardements opérés par les FANCI (Forces armées nationales de Côte d'Ivoire) sur la zone de confiance, notamment à Man et Bouaké font 9 morts,des soldats français de l'opération Licorne. En riposte, celle-ci détruit deux avions de type Soukhoï et les hélicoptères MI-24 soit la totalité de la flotte aérienne ivoirienne. Les drones achetés à Israël sont saisis.

Le 20 novembre, Laurent Gbagbo affirme sur le forum Internet du Nouvel Observateur [6] que l'armée française a décapité des jeunes ivoiriens lors de la répression des manifestations du week-end du 6 novembre.

Depuis la fin novembre 2004, la Côte d'Ivoire et la France s'opposent sur le bilan des manifestations des 6 au 9 novembre.

Ces manifestations ont commencé le 6 novembre, une heure trente après le bombardement de Bouaké, en s'accompagnant de pillages. Elles se sont d'abord tournées vers l'aéroport et l'hôtel Ivoire (samedi et dimanche), ainsi que devant la base française, avant de se dérouler lundi et mardi en direction du pont Charles-de-Gaulle, permettant d'aller du nord de la ville à l'aéroport et au 43e BIMa. Il semble que certains manifestants étaient armés (selon le gouvernement français et des journaux français).

Le gouvernement ivoirien avance un bilan de 57 civils tués et 2 226 blessés entre le 6 et le 10 novembre. Certains bilans faisant état de 67 morts incluent peut-être les gendarmes ivoiriens. L'armée française compte environ 80 blessés pour ces évènements-là (soit un bilan de 11 morts et 120 blessés depuis le début de son intervention en Côte d'Ivoire). Les bilans des différents hôpitaux ivoiriens d'Abidjan montrent que ces blessés l'ont été principalement par des tirs d'armes à feu.

Source : fr.wikipedia.org/.../r.wikipedia.org/wiki/Laurent_Gbagbo

 

                                                  Simone_et_Laurent_Gbagbo432.jpg

 

                                                           LA BIOGRAPHIE DE SIMONE EHIVET GBAGBO

 

  Madame Simone EHIVET épouse GBAGBO est née le 20 juin 1949 à Moossou, commune de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, de Monsieur EHIVET EHIVET Jean, Gendarme de son état et de Madame Marie DJAHA. Docteur 3ème cycle en littérature orale, chercheur en linguistique appliquée, elle est mère de cinq enfants, toutes des filles, dont les deux dernières avec le Président Laurent GBAGBO. Ensemble, ils ont au total sept enfants ; lui en a deux enfants avant leur mariage et elle trois de sa première union. 

 
Dès sa tendre enfance, 
 
  1954-1955 : Maternelle à MOOSSOU 
 
  1955-1956 : CP1 à Bouaké 
 
  1956-1960 : CM1 à Béoumi 
 
1960-1962 : CM1 Cité du port en 1957 c’est l’Ecole Primaire Publique de la Cité du Port d’Abidjan qui accueillera la jeune Simone EHIVET pour les études primaires. Elle y obtiendra sans difficultés, son certificat d’Etudes Primaires Elémentaire (CEPE). Elle est ensuite orientée au Collège d’Orientation du Plateau où elle obtient le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) en 1967. 
 
Trois années plus tard, en 1970, elle décrochera le baccalauréat option Lettres Modernes au Lycée Classique d’Abidjan. 
 
Elle entre à l’Université d’Abidjan où elle obtient en 1973, une licence en Lettres Modernes. Sortie major de la promotion CAPES (Certificat d’Aptitude Pédagogique de l’Enseignement Secondaire) de lettres Modernes à l’Ecole Normale Supérieure d’Abidjan ; elle sera admise à l’Université de Villetaneuse (Paris 13) où elle obtiendra en 1976 une maîtrise de Lettres Modernes, option Littérature orale sur le sujet « L’image de la femme dans le conte ». 
 
En 1981, elle passera avec succès son DEA (Diplôme d’Etude Approfondie) de littérature à l’Université de Dakar. Plus tard en 1983, elle décrochera sa thèse de doctorat 3ème cycle dans la même université sur le thème « Le langage tambouriné chez les Abouré ». 
 
En 1984, elle ajoutera une autre corde à son arc en faisant une licence de linguistique africaine à l’Université d’Abidjan. 
 
Elle a suivi plusieurs stages et fait plusieurs publications, communications et conférences. Elle a également participé à plusieurs séminaires nationaux. 
 
Au titre des stages et séminaires, elle a suivi : 
 
en 1984, un stage d’initiation à la lexicographie à l’Ecole Internationale de Bordeaux (EIB) ; 
 
en 1987, un stage d’initiation à la micro-informatique appliquée à la lexicographie à l’Université de Montréal, Canada pendant deux mois ; 
 
en 1988, un stage d’initiation à la Formulation et Rédaction de projets de recherche au Cameroun du 09 au 31 juillet ; 
 
en 1989, elle a participé à un séminaire de formation sur la Terminologie et la Traduction organisé par l’AUPELF à l’Université de Montréal, Canada pendant trois mois. Simone_.jpg

  Depuis son jeune âge, Mme Simone EHIVET-GBAGBO est dans l’action militante. D’abord dans les mouvements de jeunes catholiques telle la JEC féminine qu’elle a dirigée de 1966 à 1970, ensuite dans les organisations syndicales, le SYNESCI et surtout le SYNARES. 

 
La JEC féminine lui a permis de connaître le milieu de la jeunesse, de mieux cerner les problèmes des jeunes, de découvrir la société et d’être attentive à ce qui se passe autour d’elle. 
 
La JEC a surtout aidé à cultiver en elle, le refus de l’injustice et à développer son sens de la solidarité ; « Je pense sincèrement que la JEC m’a conduite plutôt à la gauche » confiera t-elle à BAGOU DISSIA du magazine l’Union. 
 
En tant qu’enseignante du secondaire, Madame Simone EHIVET-GBAGBO a milité activement au sein du SYNESCI même si elle n’a pas dirigé le bureau national de ce syndicat. Plus tard, lorsqu’elle est devenue enseignante à l’université, elle a dirigé le SYNARES, le puissant syndicat des enseignants du supérieur. 
 
Du syndicalisme à la politique, il n’y a eu qu’un pas que Madame Simone EHIVET-GBAGBO a franchi allègrement.

Monsieur Laurent GBAGBO parti en exil en France, Simone GBAGBO reste seule avec les enfants. C’est à elle qu’incombe le lourd devoir d’animer le mouvement clandestin qui donnera plus tard naissance au FPI. Elle le dirigera de 1982 à 1987. Sous son règne, de grands débats auront lieu au sein du groupe politique clandestin. En 1982, ce sera le débat sur le choix d’une nouvelle plate-forme idéologique. En effet, les animateurs des premiers cercles politiques clandestins créés au début des années 70 étaient tous de tendance communiste. Le communisme était alors la seule alternative qui s’offrait à eux pour faire pression sur le pouvoir PDCI. C’était donc plus un instrument de combat qu’une idéologie en laquelle ils croyaient véritablement.
Des débats qui ont eu lieu, il ressort que compte tenu de la campagne anti-communiste que le pouvoir PDCI faisait dans les années 70 d’une part et de l’échec des régimes communistes de part le monde d’autre part, il fallait revoir la plate-forme idéologique du mouvement politique clandestin. Au lieu d’une organisation communiste qui ferait de la nationalisation la pierre angulaire de sa politique économique, le groupe a choisi de créer une organisation constituée sur une plate-forme plus large qui se battrait pour une démocratie pluraliste qui conduirait à la sortie de leur mouvement de la clandestinité.

Le deuxième grand débat est intervenu en 1984. Il a porté sur la dénomination du mouvement clandestin proposé par les membres du mouvement se trouvant en France autour de Laurent GBAGBO. Certains membres du groupe d’Abidjan trouvaient que la dénomination Front Populaire Ivoirien faisait penser à une révolution sanglante donc cela conférait une valeur dépréciative de l’appellation de leur organisation. En avançant cet argument, ils pensaient à la manière dont le peuple accueillerait la chose.

Mais finalement, la dénomination Front Populaire Ivoirien finira par être adoptée après force argumentations. Le mot « Front » doit être compris dans son acceptation de vaste mouvement démocratique ouvert à tout mouvement s’inscrivant dans le combat pour la liberté, la justice et la démocratie. Ce débat valait la peine d’être mené pour clarifier les choses car le FPI s’est toujours opposé à la prise du pouvoir par les armes, et a toujours prôné une transition pacifique à la démocratie c’est-à-dire la prise du pouvoir par les urnes.

Le troisième grand débat a eu lieu en 1986. Il a porté sur le conflit ouvert entre YACE Philippe et BEDIE suite au limogeage du premier cité par le Président Houphouët BOIGNY. Après le limogeage de YACE Philippe avec la suppression du poste de Secrétaire Général du PDCI et son remplacement par BEDIE à la présidence de l’Assemblée Nationale, il s’est créé un conflit ouvert entre ces deux personnalités qui étaient vues comme les probables héritiers d’Houphouët BOIGNY au cas où il se retirerait du pouvoir. Les uns trouvaient BEDIE jeune et donc pensaient que s’il prenait le pouvoir, il pourrait permettre l’application de l’article 7 de la Constitution eu égard à son long séjour aux Etats-Unis, un pays qui a une longue tradition de démocratie. Les autres penchaient plutôt pour YACE qui après son limogeage par Houphouët BOIGNY pourrait faire quelques clins d’œil à l’opposition. Par conséquent, il serait un champ propice au changement. Mais, le groupe le trouva assez âgé et malade.

Finalement, le groupe opta pour une troisième voie : celle de ne choisir ni BEDIE, ni YACE mais de continuer la lutte pour l’obtention du multipartisme et la démocratie.

Le quatrième grand débat, le plus important à eu lieu en 1987. Il portait sur la sortie de la clandestinité. Ce débat a été initié par Madame Simone GBAGBO qui était à l’époque la première secrétaire générale du FPI dans la clandestinité. En effet, après la publication de l’ouvrage « PROPOSITION POUR GOUVERNER LA COTE D’IVOIRE », Madame Simone GBAGBO qui assurait la direction du FPI a proposé aux membres fondateurs de ce parti que des démarches soient entreprises pour sa sortie immédiate de la clandestinité.

Elle trouvait anormal que son parti, après avoir publié ses propositions pour gouverner la Côte d’Ivoire, n’existe pas ouvertement. Beaucoup de membres fondateurs s’opposèrent à cette idée de leur secrétaire générale. Ils trouvaient cela prématuré d’envisager de sortir de la clandestinité à un moment où HOUPHOUËT BOIGNY était encore tout puissant et où le cas GNANGBE KRAGBE était encore vivace dans les esprits. Ils argumentèrent surtout que le parti risquait d’être décapité.

Ayant été mis en minorité, Madame Simone GBAGBO démissionna de la direction du FPI et fut remplacée par Aboudramene SANGARE jusqu’au congrès constitutif des 19 et 20 novembre 1988 à DABOU.

L’année 1982, qui a été marquée par le départ de Laurent GBAGBO en exil sera également une année très chargée pour Simone GBAGBO au plan syndical. En effet, docteur en lettres modernes et chargée de recherches à l’Institut de Linguistique Appliquée, membre du bureau du SYNARES dirigé par Pierre KIPRE, elle se retrouvera propulsée au premier rang au niveau de ce syndicat après les évènements de cette année-là. Elle est désignée par les membres du SYNARES pour assurer l’intérim de Pierre KIPRE alors démissionnaire.

L’année 1983 est pour elle l’année de tous les dangers. Après le départ de Laurent GBAGBO, des agents de police venaient l’interroger presque tous les deux jours. Ils voulaient savoir où Laurent GBAGBO se cachait. Un jour, les agents de police ont cassé la porte de sa voiture et ont emporté tous ses documents.

En 1983, lorsque éclata la grève des enseignants du supérieur et du secondaire, Simone GBAGBO, alors responsable syndical subit toutes sortes de pressions pour faire cesser la grève. Des membres de l’AFI, Association des Femmes Ivoiriennes (organisation féminine du PDCI dissoute en 1990) la menacèrent de sévices. Pour avoir lu la déclaration des enseignants qui protestaient contre la manière dont ils avaient été expulsés de leurs logements, Simone GBAGBO a eu droit, pendant trois heures, aux injures du Président HOUPHOUET BOIGNY qui l’a menacée de la faire arrêter et juger. HOUPHOUET les a accusé elle et Laurent de prendre de l’argent chez KADDAFI pour semer le trouble à l’université. Comme l’on le voit donc, pendant que Monsieur Laurent GBAGBO entame un exil qui est loin d’être doré, sa compagne restée au pays affronte des intrigues politico-policières. simonephoto.jpg

En septembre 1988, Monsieur Laurent GBAGBO rentre au pays après six ans d’exil en France. Il est reçu par le président de la République en présence de toutes les caméras du pays. Avec le retour de Monsieur Laurent GBAGBO, les activités reprennent de plus belle. Deux mois après son retour, le FPI, alors parti clandestin, organise discrètement son premier congrès (congrès constitutif) dans une forêt non loin de Dabou. Simone EHIVET-GBAGBO est nommée membre de la direction clandestine à l’issue de ce congrès.

En 1989, la Côte d’Ivoire traverse une grave crise économique. En plus de cette crise économique, il couvait une grave crise sociale et politique ; mais surtout il y a une profonde crise de confiance. En septembre 1989, quelques militants du PDCI et des enseignants dont Marcel ETTE, le secrétaire général du SYNARES réclament le multipartisme. Ils s’opposent à un refus catégorique du Président de HOUPHOUET BOIGNY qui affirme que le multipartisme est une vue de l’esprit et que Marcel ETTE ne pourra même pas se faire élire dans sa région. Quant à Laurent GBAGBO, le président HOUPHOUET BOIGNY dit de lui que son parti ne comporte que six membres.

La décision du gouvernement de réduire les salaires en février 1990 sera la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Le peuple descend dans la rue pour conspuer contre le président HOUPHOUET et son gouvernement. Le 30 avril 1990, le multipartisme est proclamé grâce à la pression de la rue. A la faveur de ces évènements, les dirigeants du FPI déposent les textes fondamentaux et les documents constitutifs de leur parti en vue de sa reconnaissance légale.

 

Source:Direction de la communication

 

Mise en pagne: LEBAPTISTE

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B
Le<br /> président Laurent GBAGBO est l'un des cerveaux de notre pays. Pour<br /> qu'il- y- ait en COTE D'IVOIRE une véritable paix il faut que le<br /> président Laurent GBAGBO soit libéré. Nous devons retenir qu' Il n'est<br /> richesse que l'Homme. En effet, la véritable richesse d'un pays n'est<br /> pas constituée par ses ressources naturelles mais seuls les hommes<br /> dynamiques qui sont capables d'exploiter les potentialités de ce pays.<br /> Alors nous comptons sur le président Laurent GBAGBO et les autres<br /> dirigeants de notre pays pour la réconciliation. Nous n'avons jamais<br /> entendu dire en COTE D'IVOIRE et même ailleurs que le président Laurent<br /> GBAGBO a emprisonné un de ses opposants. Si vous les Américains, les<br /> français vous aimez réellement les habitants de la COTE D'IVOIRE alors<br /> libérez le président Laurent GBAGBO et ses militants car nous<br /> souhaiterions voir la réunification de tous les fils du pays.<br /> Actuellement il est le cœur de la COTE D'IVOIRE. C'est dans l'amour et<br /> dans la paix que la COTE D'IVOIRE va renaitre.
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